dimanche 25 janvier 2026

Piano va sano et un peu yolo





Objectivement je crois que c'est en train de bien se passer.

Ce que je sais aussi c'est que je suis quelqu'un d'intense pour qui y aller doucement est un challenge, et à qui il est arrivé tellement de configurations qui se sont terminées de façon plus ou moins nulles, que mon cerveau essaie de trouver du mauvais partout.

Ca se passe bien et du coup après ça va mal se passer. Ca se passe bien mais du coup et si, et si et si. Je sais que c'est pour me protéger que mon cerveau se met dans ce mode là de temps en temps, et c'est moins présent que dans les quelques relations précédentes. Mais j'aimerais bien que les voix se taisent et être totalement dans le présent. J'y arrive mieux, mais j'aimerais y arriver beaucoup mieux. Ca s'apprend tout comme on est en train de s'apprendre l'un.e l'autre.

C'est aussi agréable qu'étranger comme sensation, de me sentir 100% moi-même en sa présence et de pas être intimidée en allant vers lui.

Il me fait penser aux chansons pop punk que j'écoutais quand j'étais ado. Quand on parle on part en quêtes secondaires  pendant des heures et on se perd jamais de vue.

Y'a un monde où ça va continuer à se passer bien.

Et un autre où ça ira quand même, après.

J'aimerais bien m'autoriser à être dans la version où ça continue à se passer bien.

jeudi 8 janvier 2026

La tranche de la pièce





Jme sens comme Alex Turner quand il a écrit un mot pour Alexa Chung sur une serviette. Je repasse les moments où on s'est embrassés en boucle alors que c'était y'a 48h, ils deviennent déjà abîmés comme si je rembobinais trop un VHS. Les mots qu'il a dit avant qu'on s'embrasse ne changent pas par contre.

J'arrive à lui dire comment je me sens, comment je pense, ce que je veux pas et ce qui me fait flipper.

Et lui il me regarde avec ses yeux noirs et on dirait qu'il lit encore plus loin et ça me perturbe. C'est la première fois que quelqu'un qui me plaît m'explique comment iel me perçoit, ça m'est jamais arrivé avant.

On a parlé de nous, on a décidé que c'est mieux de pas aller explorer, puis finalement on a passé des heures ensemble et les dizaines de dernières minutes ont été passées à s'embrasser et rigoler.

Et qu'est-ce qui va se passer hein? Aucun des chemins que je me visualise. Parce que je ne contrôle pas la situation. Parce que même si je m'imagine déjà le pire c'est probablement pas ça qui va arriver. Et parfois je m'autorise à imaginer le meilleur et ce sera probablement pas ça non plus.

Mais autant d'années à me demander ce que ça ferait de tenter le coup c'était plus possible, alors j'ai laissé tomber un morceau de mon mur pendant que le barman rangeait les chaises du bar, nous signalant silencieusement qu'il était temps qu'on parte. Et nous on s'embrassait.


Je parlais déjà de lui ici il y a six ans.

C'est pas l'idée du siècle d'aller explorer ça, et le timing est toujours pas optimal n'est ce pas.

Mais si je le fais pas je vais regretter.

Et au pire ça fera un peu mal. Et au mieux ça fera très mal, mais plus tard.