dimanche 8 février 2026

Lesson learned (????)

 




On prend ses classiques et on les révise


-ne pas rencontrer ses idoles (= ne pas assouvir le crush de longue date qui était très bien sur son piédestal au musée)

-pas maintenant ça veut dire jamais (= ça a pas marché donc ça marchera pas plus tard c'est pas une comédie romantique ici)

-pas les potes (= pas les potes des potes qu'on croise plusieurs fois par mois NON PLUS)

-ne pas aller vers les gens pas dispo (= ils vont pas le devenir en un mois et moi j'ai la patience d'un....truc pas patient)


Et qu'est-ce qui va se passer maintenant?

Maintenant c'est la chialade entrecoupée de beaucoup de bonheur et d'amour de ce week-end d'anniversaire, peu de sommeil dans les pattes, et les sentiments ambivalents se mélangent, ce qui est pas ma spécialité niveau gestion des émotions. Les émotions tranchées ça jconnais, ressentir des trucs opposés en même temps ça me fait buguer le cerveau.

Le soir de mon anniversaire au bar je regardais du coin de l'oeil la table bancale à laquelle on s'était embrassés quelques fois, entre deux fous rires jme rendais bien compte que normalement il aurait dû être là. J'ai encore une petite trace d'un de ses baisers bleutés dans mon cou. Et c'est fini entre nous. Et les mots bourrés de mon meilleur ami ont pas aidé "Il m'a dit qu'il avait peur et qu'il est pas prêt". Mais ça m'en fait une belle jambe putain j'aurais préféré la brutalité d'un "ça match pas avec toi" ou que sais-je. Du coup dans ma tête je me cantonne à ça.

C'est fou mais depuis que ça a commencé entre nous j'y croyais pas dur comme fer au fait qu'il serait là le soir de mon anniversaire. Je disais aux potes impatients de le voir "normalement il sera là mais on sait pas ce qui va se passer entre temps". Bah entre temps adossé au comptoir de sa cuisine il a dit des mots qui correspondaient pas aux miens. Et moi j'ai dit "Là jle prends chill mais si ça se trouve demain ça me stresse" "Si demain ça te stresse on en reparlera". Et demain est arrivé. Le jour de mes 33 ans. Et j'ai stressé. Alors j'ai dit que je voulais arrêter. Arrêter en mode contre uno encore une fois. Jle sentais arriver. Et jsentais qu'il le ferait pas lui.


J'ai super peur je flippe putain. Je flippe que ça traine à m'en remettre, j'ai peur que ça soit compliqué, j'ai peur de le voir avec une autre super rapidement et de voir vraiment que c'était pas une question de timing mais une question de moi, je flippe de m'auto saboter dans le futur, je flippe d'encore avoir plein de trucs d'un mois où je coupe le cordon, j'ai peur d'être seule, j'ai peur d'être avec quelqu'un.


Mais ça va aller. Ca ira toujours.


dimanche 25 janvier 2026

Piano va sano et un peu yolo





Objectivement je crois que c'est en train de bien se passer.

Ce que je sais aussi c'est que je suis quelqu'un d'intense pour qui y aller doucement est un challenge, et à qui il est arrivé tellement de configurations qui se sont terminées de façon plus ou moins nulles, que mon cerveau essaie de trouver du mauvais partout.

Ca se passe bien et du coup après ça va mal se passer. Ca se passe bien mais du coup et si, et si et si. Je sais que c'est pour me protéger que mon cerveau se met dans ce mode là de temps en temps, et c'est moins présent que dans les quelques relations précédentes. Mais j'aimerais bien que les voix se taisent et être totalement dans le présent. J'y arrive mieux, mais j'aimerais y arriver beaucoup mieux. Ca s'apprend tout comme on est en train de s'apprendre l'un.e l'autre.

C'est aussi agréable qu'étranger comme sensation, de me sentir 100% moi-même en sa présence et de pas être intimidée en allant vers lui.

Il me fait penser aux chansons pop punk que j'écoutais quand j'étais ado. Quand on parle on part en quêtes secondaires  pendant des heures et on se perd jamais de vue.

Y'a un monde où ça va continuer à se passer bien.

Et un autre où ça ira quand même, après.

J'aimerais bien m'autoriser à être dans la version où ça continue à se passer bien.

jeudi 8 janvier 2026

La tranche de la pièce





Jme sens comme Alex Turner quand il a écrit un mot pour Alexa Chung sur une serviette. Je repasse les moments où on s'est embrassés en boucle alors que c'était y'a 48h, ils deviennent déjà abîmés comme si je rembobinais trop un VHS. Les mots qu'il a dit avant qu'on s'embrasse ne changent pas par contre.

J'arrive à lui dire comment je me sens, comment je pense, ce que je veux pas et ce qui me fait flipper.

Et lui il me regarde avec ses yeux noirs et on dirait qu'il lit encore plus loin et ça me perturbe. C'est la première fois que quelqu'un qui me plaît m'explique comment iel me perçoit, ça m'est jamais arrivé avant.

On a parlé de nous, on a décidé que c'est mieux de pas aller explorer, puis finalement on a passé des heures ensemble et les dizaines de dernières minutes ont été passées à s'embrasser et rigoler.

Et qu'est-ce qui va se passer hein? Aucun des chemins que je me visualise. Parce que je ne contrôle pas la situation. Parce que même si je m'imagine déjà le pire c'est probablement pas ça qui va arriver. Et parfois je m'autorise à imaginer le meilleur et ce sera probablement pas ça non plus.

Mais autant d'années à me demander ce que ça ferait de tenter le coup c'était plus possible, alors j'ai laissé tomber un morceau de mon mur pendant que le barman rangeait les chaises du bar, nous signalant silencieusement qu'il était temps qu'on parte. Et nous on s'embrassait.


Je parlais déjà de lui ici il y a six ans.

C'est pas l'idée du siècle d'aller explorer ça, et le timing est toujours pas optimal n'est ce pas.

Mais si je le fais pas je vais regretter.

Et au pire ça fera un peu mal. Et au mieux ça fera très mal, mais plus tard.

dimanche 14 décembre 2025

Spasme au rayon laitage


 



Ce week-end entre encore dans le top des week-ends de ma vie. 


J'ai dormi 4h de vendredi à samedi ou plutôt de samedi à samedi après avoir fermé le bar karaoké.

Ca sert à rien que j'analyse tous les comportements que lui a eu avec moi cette nuit là parce qu'il s'en souvient même pas. Mais je garde tout l'amour et les câlins et les chants et mon coeur qui rayonne et les mots de leurs bouches qui me disent que ça se voit que je me sens bien. 

Après mes 4 heures avec morphée et des rêves complètement déglingués j'ai hâté le pas vers chez mon grand-père. Sa petite voisine m'a fait coucou par la fenêtre du rez de chaussée et c'est la première fois en vingt cinq ans que quelqu'un me fait coucou par cette fenêtre. Avant c'était mon arrière-grand-mère le mercredi. Je crois qu'elle aurait adoré mes histoires du bar karaoké.

Entre deux blagues dans les rayons du supermarché, flottant dans l'espace temps un peu flou j'ai vu un couple d'à peu près mon âge pendant que mon grand-père barrait quelque chose sur la liste de courses. Ils étaient assez stylés et cherchaient du yaourt et ils avaient l'air paisible de personnes qui faisaient leurs petites courses avant d'aller bruncher et mater un film et ça m'a foutu une réaction physique qui se rapprochait de la peur. Je sais pas si c'est un mécanisme de protection (surement) mais .........j'arrive vraiment pas à envisager une relation amoureuse. J'en suis même au stade où je me dis qu'il vaut mieux ne pas chercher à avoir de rapports intimes histoire de maintenir ma quiétude au max.


Ce matin j'suis partie à l'aventure dans les rues de ma ville à faire que des choses un peu improvisées et tout le monde était si gentil et je me sentais si heureuse de vaquer à mes occupations SANS PENSER A QUELQU'UN, sans avoir quelqu'un à la maison, sans savoir que j'allais voir quelqu'un après, juste moi et mon tote bag et le vinyle d'un groupe 70's que j'adorais enfant déniché à 15 euros et mon capuccino au lait d'avoine, sans même mes écouteurs, juste moi et la quiétude la vraie.


J'espère de tout mon coeur que ça restera toujours suffisant à mon bonheur. Une relation c'est une cerise sur le gâteau et qu'est-ce que ce gâteau est merveilleux putain.

mardi 11 novembre 2025

Freinage obligatoire

 En fait ça fait depuis mars que je cours dans tous les sens.

Le rythme est pas tenable et je vis à 200 à l'heure parce que je suis pas capabale de vivre plus lentement. Parce que si je vis plus lentement j'ai peur de m'embourber je pense. Pour moi lent ça veut dire le burn out et ça veut dire l'anxiété et ça veut dire la solitude profonde.


Mais c'est pas ça en fait. J'ai grandi j'ai des outils différents. J'suis capable au fond. Mais à chaque fois que j'ai ralenti c'est parce que mon corps m'y a forcée. Jme suis tapée une telle chute de tension hier que j'ai flippé, elle sortait de nulle part. Mais en fait j'avais fait quelque chose tous les soirs de la semaine, encore une fois. Et j'avais pas mangé le matin et j'ai fait trois trucs différents en deux heures. 

Aujourd'hui j'ai décidé de rester seule chez moi avec mon encre sur les mains et d'un coup mon coeur était lourd comme il avait pas été depuis des siècles dans mon infini.

Et si jme sentais physiquement mal tout le temps? et si en fait je finissais en burn out tellement je sais pas freiner avant le grand virage? et si en fait je faisais semblant d'être heureuse mais que je l'étais pas? Ca fait tellement longtemps que j'ai pas ressenti une émotion "negative" jme rends compte que le tapis est énorme et que tout est en dessous.


Toute cette année quand Marine me demandait "comment tu te sens?" j'étais incapable d'y répondre.

Vivante exaltée un peu trop dispersée dissipée hyper tout un tout petit peu déçue d'avoir encore été vers des gens avec qui je pensais que la fin de l'histoire allait être différente.

Un petit peu triste un petit peu effrayée et pleine d'espoir.


La seconde question sans réponse c'était "et qu'est ce que tu veux(de cette personne)?"

Qu'on m'aime et qu'on me rejette jamais jamais jamais, mais vu qu'on va le faire alors c'est moi qui coupe le fil de la relation dès que je sens qu'il s'effiloche. Est-ce que moi j'ai aimé ces gens? J'en ai même pas eu le temps tellement je courais. 

Et je veux être moi et rester moi avec tous mes morceaux et je veux plus me plier en deux trois quatre pour qu'on m'aime mais j'ai peur d'encore le faire.


Alors c'est mieux que je fasse rien.

Je crois qu'il est temps que j'accepte que je vais devoir un petit peu hiberner. Sans me forcer. Et écouter mes peurs au lieu de chanter plus fort qu'elles.

dimanche 2 novembre 2025

merci pour l'amour

J'ai nettoyé devant tous les pas de mes portes.

J'ai sorti plein de mes mots je les ai dénoués ils sont sortis de ma bouche et de mon cerveau emmêlé et même si je sais pas précisément ce que je veux, toujours plus je sais ce que je veux pas. 

Je passe souvent mes week-ends avec 5 h de sommeil dans les pattes. La fatigue m'enveloppe comme un calin. La nuit qui tombe l'après-midi ne me fait pas peur. Ca fait plus de nuit et moi j'adore la nuit. J'm'y sens comme un papillon nocturne qui a pas peur d'aller faire la fête avec des gens qu'il connait pas. Qui marche jusqu'à chez ses parents pour aller gratter de la bouffe un dimanche soir. Qui construit des amitiés solides avec des petits blocs et des cafés en gueule de bois.

Je crois que cette année avec mon coeur d'artichaut au temps d'attention bien court n'est pas encore arrivée à sa fin. Seule sur ma terrasse je regardais la lune et elle me regardait en retour. Seule mais jamais solitaire. 

Même mon corps j'arrive à l'aimer plus maintenant. Même avec ses morceaux un peu plus tendres. Même quand ma jupe préférée ne me va plus. Ce corps est très vivant et il en fait des belles choses. Il va encore en faire beaucoup.

Toujours l'automne joue au printemps avec moi. Alors je fleuris.

dimanche 19 octobre 2025

La zone grise

 




Plus rien ne veut rien dire et tout veut tout dire

Je flottille je rentre à pied octobre me mordille les extrémités

Je repasse devant mon ancienne maison

Où y’a le bar à vin où on s’était embrasses et ça voulait tout dire

Et là ça veut rien dire

Et toutes les années entre nous

Elles veulent tout dire et rien dire

Et lui qui me confie son ancien intérêt 

Cinq ans trop tard

Ça veut rien dire non plus

Et moi toute seule avec moi même  en train de rentrer à pied avec ma playlist de nuit à 2h du matin 

Et mes gnocchis qui m’attendent au frigo

Ça veut tout dire

Ou alors ça veut rien dire et rien c’est tout





Y'a bientôt neuf ans j'écoutais cette musique quand j'étais en pleine zone grise, on est 36 saisons plus tard et la zone grise m'a encore montré ses nuances. Le brouillard se dissipe bientôt mais je sais pas sur quel paysage il va se lever. On inspire un grand coup. Ca va aller.