lundi 22 mai 2017

If it fits, i sit.

Quand j'avais environ 18 ou 19 ans, ma mère m'a dit "Ca sert à rien d'essayer de te retenir quelque part, t'es une baroudeuse."

C'est vrai que j'ai la bougeotte depuis très tôt et que bien que je n'aie pas été étudier à l'étranger pour des raisons assez nulles, quelque chose que j'ai encore c'est le sentiment d'être à la maison partout et nulle part.

Je suis à la maison sur le tapis du salon de mon meilleur ami, je suis à la maison sur mon lit une place dans ma chambre d'enfant, je suis à la maison dans la salle à manger de margot quand son père me demande si je reste manger, je suis à la maison assise sur la table en bois du QG de mes potes coursiers.

Mon coeur est rempli d'amour pour tous ces lieux et tous ces gens et j'ai l'impression qu'il gonfle et gonfle et qu'il a de la place pour tout le monde, jusqu'à ce que l'amour déborde de mon corps et irradie les autres.

C'est comme si je me réveillais d'une de ces siestes qui déphasent complètement, où les premières minutes sont confuses, étourdissantes, donnent envie de retourner dormir et puis la confusion passée, le réveil est réel et fait un bien assourdissant.

Je veux plus jamais me rendormir.

(en février, 8h du matin, avec mon binôme, mon frère, mon fils, mon bff quoi)

jeudi 11 mai 2017

Stage three: Acceptance.

Pour une fois le ton direct de mon meilleur ami ne m'a pas frappé dans l'estomac.
J'ai enfin compris que c'était pas grave et que ça n'allait me prendre la tête que si j'y accordais trop d'importance.

"J'pense qu'il s'en fout."

Passer la nuit ensemble c'était ce qu'il voulait sur le moment, c'est ce que je voulais sur le moment, mais sur le long terme ce qu'il voulait c'était une autre fille que moi et c'est pas grave????? C'est pas grave du tout?????? Peut-être qu'on deviendra potes peut-être pas, peut-être que je vais le recroiser bientôt peut-être que non.

Et c'est pas grave.


dimanche 7 mai 2017

et PAF la meuf


Ca m'a frappée de plein fouet à une heure du matin, assise dans mon lit riant sous cape à cause de ma conversation avec ma meilleure amie. Mon rire s'est tu, mon estomac s'est retourné et mon coeur a essayé de faire autre chose que de pomper du sang.
Au détour de la vidéo qu'elle m'avait envoyée j'ai vu sa silhouette se détacher de celles des autres et j'ai paniqué.
J'ai paniqué alors qu'il n'était que virtuellement en face de moi, j'ai paniqué alors que ça fait des semaines que je (me) répète que pour moi y'a aucun problème et qu'on pourra totalement être potes ou juste revenir au stade de connaissances, que pour moi on pourra totalement agir comme si on avait jamais couché ensemble.

C'était du bluff. J'ai joué au poker face à moi-même et les quelques émotions de base que j'ai se sont liguées contre moi et m'ont sorti leur meilleur jeu, avec un sourire en coin et une lueur de "on te l'avait bien dit" dans le regard.

On te l'avait bien dit que ça allait se retourner contre toi. On te l'avait bien dit que t'es pas un robot à 100% malgré ce que tu essaies de faire. On te l'avait bien dit que coucher avec lui allait avoir mille répercussions possibles avec très peu de positives. Mais t'en a fait qu'à ta tête, t'as cru que t'allais pouvoir être la meuf la plus détachée de la terre alors que la dernière fois que t'as fait ça t'as fini en couple pendant 4 ans et demi. T'as cru que tu pouvais te comporter comme un petit soleil h24 et mettre tes émotions négatives sous un tapis quand elles apparaissent mais celles-ci va falloir y faire face ma cocotte.

J'ai très peu de moments dans ma vie pour lesquels j'aurais aimé avoir une machine à remonter le temps, mais si je pouvais envoyer une alerte à la moi saoule de début mars je lui dirais de surtout pas lui offrir de bière et de rester bien loin. Mais ça changerait rien de transformer le passé. Je savais les enjeux possibles et j'ai joué quand même.

C'est rude de perdre au poker. Surtout quand on ne voit pas son propre jeu.

lundi 1 mai 2017

La fin de la saison 1.




"Coupez!", clap de fin, applaudissements, rideaux.
Ca fait une saison que je me suis effondrée en larmes dans une cuisine vers cinq heures du matin, une saison que je gagne des pétales et que je transforme les rayons de soleil que j'aspire en énergie qui ressort par mon sourire.
Une saison que je vais de rencontre en rencontre, une saison que j'essaie d'inventer des surnoms autres que "crush" aux garçons qui passent dans ma vie le temps d'une saison ou plus.
En regardant les rushes de cette saison 1 je vois beaucoup de fêtes, pas assez de sommeil, et beaucoup de regards caméra. J'entends des rires tonitruants résonnant à travers des nuages de fumée bleutée et des rires sous cape dans la nuit.

Et quand les crédits se déroulent, les remerciements n'en finissent pas.

Merci à ceux qui me connaissent en vrai et qui me voient au quotidien. Merci à ceux qui me lisent tous les jours. Merci à ceux qui sont juste de passage.

La saison deux démarre aujourd'hui.


mercredi 19 avril 2017

Anatomy of a crush affair.
















A moins que ce soit votre premier passage sur ce blog, que vous ne me connaissiez pas du tout, ou que vous avez eu une coupure d'internet pendant trois mois, vous n'êtes pas sans savoir que depuis quelque temps j'ai un crush. Au début ça allait, c'était mignon et ça m'occupait pas encore trop l'esprit, ça avait plutôt l'air d'être un mécanisme de défense post rupture enclenché par mon cerveau. Mais après, retournement de situation telenovelesque dont j'étais l'actrice, il s'est passé quelques chose entre nous. Puis il y a eu un second crush, de très courte durée, avec qui il ne s'est rien passé et avec qui j'ai appris que c'était un peu foutu d'avance il y a quelques jours.

Moi qui était du genre à m'être préparée à mille scenario possibles concernant mon premier crush, il y en avait un qui me semblait le plus probable et mine de rien le plus pratique. Cependant, imaginez ma tête quand mon meilleur ami, mondialement connu pour son tact (ça c'est du sarcasme par exemple) m'a dit par message qu'effectivement, ce scenario est devenu vrai: il a maintenant une copine.
Est ce que je lui en veux? Absolument pas, je m' y attendais. Est ce que je suis jalouse? Non plus je suis même contente pour eux ça m'a l'air très mignon cette affaire. Est ce que je suis rassurée et toutefois terrifiée en même temps? Triple oui.

J'me rends compte qu'en fait je l'avais gardé dans un coin de ma tête pour quand je serais prête à avoir une relation. Et pourtant en fait je le connais pas du tout. C'est juste que de ce que je savais de lui, ça m'avait l'air bien pour un futur dont je ne sais encore rien. Pour moi un crush c'est quelqu'un que je garde dans un coin de mon imagination, à la frontière de la réalité, entre deux rêves d'enfance abandonnés, pour quand le futur me fait trop peur. Là ce qui me fait peur dans le futur c'est de finir seule sans personne à aimer et qui m'aime en retour. Et avoir un crush c'est une sorte de roue de secours pour ces moments là: quelqu'un avec qui ce serait éventuellement possible de combler les fossés creusés par nos peurs de solitude. Mais ce qui me fait aussi peur c'est de retomber dans un couple routine qui me fait abandonner mes rêves dans des caisses en carton en cours de route. 

Je suis soulagée parce que le problème s'est résolu de lui-même. Qu'est ce que je fais si on continue à se fréquenter alors que je traîne avec ses potes? Qu'est ce que je fais quand on y met fin? Bah rien. Parce que ça a même pas commencé du coup, et que la seule chose dont je doive me préoccuper c'est juste d'agir normalement la prochaine fois que je le croise, histoire qu'il confonde pas mon amitié toute nouvelle avec les sourires que je lui ai sortis ce soir là. Et s'il est pas assez lucide que pour confondre une amitié que je lui offre avec du désir pour lui, c'est que ça vaut pas la peine que je me foule à être amie avec lui.


C'est marrant ce nouveau scenario. Parce qu'il est vrai et que j'y ai jamais été confrontée avant.

La vie.

L'univers.

J'ai pas de crush.

Wait what.

lundi 17 avril 2017

Le bonheur h24

J'ai tellement perdu l'habitude de paniquer que quelque part dans un coin de ma tête, ça me stresse.
Est ce que c'est normal de ne PAS stresser? Est ce que c'est normal que mon état neutre soit la joie? Que les contrariétés soient balayées aussi facilement? Je ne suis pas dans le déni pour quoi que ce soit, c'est juste que quand les choses ne vont pas dans mon sens, je réfléchis à ce que je peux y faire, et si je ne peux rien y changer, je l'accepte et je continue.

Mais moi j'avais l'habitude de badder pendant les 4 dernières années, de galérer, d'être heureuse un petit peu, de baisser ma garde trop de temps puis BAM une tuile me tombait dessus. Parce que je m'occupais pas que de moi, je m'occupais d'un petit caliméro qui avait tout le temps la poisse, qui se complaisait dedans, et tous ses malheurs me tombaient dessus et mes bonheurs à moi je pouvais les ranger dans ma poche arrière. Et là en fait mes poches débordent, le sol est jonché de bonheur à mes pieds, le bonheur escalade mes épaules, je le retrouve en peluches dans mes cheveux.

J'ai relu mon premier article du blog et je me rends compte que je m'emmerdais, mais que je pensais que c'était normal, que ça voulait dire que j'étais adulte. Parce que les bouquins et les films et les mots qui tombent dans mes oreilles me disent souvent qu'avec les années vient l'ennui et que l'ennui est juste inévitable, autant l'accepter. Mais aujourd'hui emmitouflée dans mon sweat à capuche qui me donnait l'air d'avoir de nouveau seize ans, en en parlant avec ma meilleure amie, on s'est rendues compte qu'en fait à seize ans on était vraiment nous-même. Et que c'est comme ça que ça doit rester. Il est possible de payer ses impôts et de devoir réfléchir à ses courses tout en saisissant chaque jour comme une occasion, à voir chaque coin de rue inconnu comme une opportunité. Mais on l'oublie, ou alors on nous le fait oublier.

Je m'emmerde pas, j'ai absolument pas le temps de m'emmerder et j'aimerais vraiment que ça reste comme ça. J'ai peur que d'à nouveau rajouter un mec dans l'équation ça me rajoute de l'ennui au final. J'essaie de pas penser au futur et à si un jour quelqu'un aura la mauvaise idée de tomber amoureux de moi, mais comme d'hab. Plus je pense à ne pas penser plus je pense.

Quand on a peur de faire trop mal, tu sais c'est comment, tu sais c'est comment.


vendredi 14 avril 2017

Then who the fuck am I?

L'autre jour en parlant avec mon pote, non que dis-je, mon frère d'une autre mère, suivis par son chien, je me suis rendue compte que si maintenant on me demandait quelles sont mes caractéristiques, de me décrire autrement que physiquement, j'en serais incapable.

Je suis timide et parfois pas. Parfois je suis la personne qui parle le plus fort de toute la pièce et parfois je suis la fille qui observe en silence. Je suis celle qui préfère dormir tôt et je suis celle qui sort de la fête à 7h du matin. Je suis celle qui traîne en pyjama et je suis celle qui se maquille juste pour aller au coin de la rue. Je suis celle qui a peur de parler aux inconnus et je suis celle qui fait des inconnus des potes en cinq minutes. Je suis celle qui se fout de son poids mais aussi celle qui se scrute dans le miroir. Je suis une bosseuse et d'un claquement de doigts je deviens paresseuse et vice versa. 

Je suis changeante, je suis libre, je flotte tranquillou dans les vagues de la vie. L'eau est bonne, venez.

Baby sis et moi, début 2016, en train d'aller chercher une galette des rois.