dimanche 13 janvier 2019

Les erreurs de timing

Je commence à croire que tous les "pas maintenant", "peut-être un jour" et autres ratés chronologiques m'ont en fait conduite dans un espace temps dans lequel je devais me trouver. Tous les mauvais timings, toutes les choses qui avaient l'air de surgir à un moment malvenu, toutes les erreurs et les petits couacs qui m'ont menée à travers un no man's land où rien n'avait l'air de pousser pour me faire tomber dans les bras d'un autre horaire. Le mien. Avec beaucoup plus de passage. Moins d'attente dans le vide. Et puis maintenant quand il y a des ratés...je les trouve beaux, mes ratés.

dimanche 6 janvier 2019

La zone de confort.






J'ai tellement repoussé les limites de ma zone de confort que je pense que je n'en connais pas encore toutes les limites. Je l'explore comme un pays étranger dont je dessine petit à petit le plan. Mais étrangement je crois que je porte un petit bout de cette zone de confort dans ma poche, et cette sorte de doudou, c'est être seule en fait. Pas seule au sens de solitude mais seul au sens de célibat. J'en ai tellement l'habitude que maintenant que je sens physiquement mon intérêt pour quelqu'un grandir comme une plante grimpante quelque part dans mon estomac, et que je me sens à un possible tournant, je panique un peu.

Je recule dans le confort de mon jardin sauvage et je regarde de loin ce qui se déroule devant moi. Fleurir dans ma zone de confort où j'ai planté des fleurs que j'aimerais encore voir grandir ou ouvrir la porte et aller voir un peu plus loin? Prendre le risque de juste voir la porte se refermer devant moi c'est rien. Il est beau et grand et mystérieux mon jardin, c'en est presque une forêt. J'ai toute ma vie pour l'explorer je ne m'en lasserai jamais. Mais je fais quoi si la porte s'ouvre vraiment. Et qu'en fait je me trouve dans le jardin de quelqu'un d'autre. Et que je fais du mal à ses plantes ou les miennes meurent. 

Et, trêve de métaphore, on fait quoi quand un pote nous plaît mais qu'on sait pas si on lui plait en retour et qu'en fait se faire rejeter c'est le cadet de nos soucis, c'est plutôt l'inverse qui fait peur.
On attend rien et on voit. Ouais. Ouais.

Update: tout roule c'est juste l'hiver et les comédies romantiques qui m'ont fait croire que j'avais besoin de craquer sur quelqu'un. Retour à la normale.

mardi 1 janvier 2019

Le bilan.

Il y a un an je venais de m'avouer que j'étais amoureuse de quelqu'un qui ne m'aimait pas.
Et ça a foutu des coups dans la gueule à mon petit coeur jusqu'en juin, au moins.
Et depuis ça, c'est le printemps perpétuel en moi. Tout bourgeonne, ou presque. 

Une grosse crise existentielle, à deux doigts d'abandonner les études, à tout le temps repousser mes échéances, en auto-sabotage perpétuel (là ça va ça s'est amélioré: un mémoire à écrire et deux examens à passer).

Un coeur brisé en long, en large, en travers, recousu, décousu, détruit, piétiné, replanté, et en pleine forme.

Des nouvelles amitiés sorties de nulle part, des gens qui n'étaient pas trop loin, mais pour qui j'étais pas prête je pense. Des amis famille en quelques mois.

Des projets perso, des projets de boulot, des projets artistiques qui me donnent tous hâte d'être aujourd'hui. Tous les jours, presque.

La leçon la plus importante que j'ai apprise cette année, je pense, c'est que l'approbation et l'amour que je veux qu'on me porte doit venir de moi. Que l'amour de ma vie c'est moi. Et que si je continue comme ça, tous les jours seront fleuris. Même les nuits.

Janvier. En train de faire du gâteau chez les voisins/famille de coeur d'en bas à 22h au lieu d'étudier.

Février. Deux queens absolues qui ont passé au moins deux heures à me dire le soir de mon anniversaire que le mec dont j'étais amoureuse était un caca absolu, et dès qu'il est arrivé j'ai déguerpi lui faire les yeux doux LIVE AND LEARN.
Avril. Une meuf qui loge dans mon coeur (dans le ventricule gauche) depuis environ 0,3 secondes après l'avoir rencontrée. (et elle est pas photogénique donc la voici de dos, croyez moi juste quand je dis qu'elle est belle)

Avril. Un ptit lion et une ptite feuille d'érable qui a été ma collègue et amie et mascotte pendant ses trois mois dans cette ville.


Juin. Quand on m'a donné l'occasion de re fêter mon anniversaire. Mais en n'étant plus amoureuse.

Août. Ma voix de la sagesse qui est maintenant à des milliers de kilomètres de moi.

Octobre. Une de mes nouvelles zinzins au milieu d'un champ de colza un dimanche matin.


Octobre. Aller dans des champs de colza ça fatigue.




Octobre. Celui chez qui je me tape l'incruste pour utiliser son four. Et maintenant il a un écran géant.
Octobre. Mes gens pref sur le retour de mon endroit pref pour aller boire du thé.
Novembre. Une amie perdue de vue qui est pas de retour sur mon chemin par hasard. On va faire de l'art ensemble.



J'ai pas pu mettre tous mes plus beaux moments en photo, parce que ce coup-ci, j'étais trop occupée à les vivre. Plus j'ai de l'amour dans mon coeur, plus j'ai l'impression qu'il y a encore plus de place pour encore plus de belles choses. De l'amour exponentiel. 






lundi 24 décembre 2018

La plus longue nuit.

La plus longue nuit est enfin tombée et cette fois ci j'ai trouvé de quoi me leurrer hors de mon lit.

Je marche sous la pluie, je marche dans le vent, je piétine les reflets des lueurs du soir.

Je crois que le froid qui mordille mes joues fait partie de la longue liste de choses qui me rappellent que je suis vivante. Je me balade entre les maisons de mes amis, de ma famille, mes responsabilités, mes rêves à l'état encore crayonné et le cours dont j'esquive l'examen depuis deux ans déjà, mais pas  cette fois. 

Et quand le froid vient se glisser entre ma couette et moi, je me rappelle que de belles choses naissent de l'obscurité. Et qu'après je vais fleurir. Encore.




Pas d'élitisme musical dans mes oreilles.

dimanche 16 décembre 2018

Ready for what.





L'hiver m'a eue. Les chocolats chauds au soja et mon plaid me suffisent la plupart du temps et puis tout d'un coup, je le ressens: la sensation du bras masculin fantôme autour de ma taille. L'espace de quelques secondes, et puis ça s'en va.

Cette semaine, j'ai eu une des mes réflexions spécial célibat: Et si après avoir rendu mon mémoire en mai je remettais tinder? Non en fait et si fin janvier, après mon exam, je remettais tinder (que j'ai eu littéralement trois jours en mars l'an dernier)?
Et puis mon cerveau a fait des scénario en accéléré: imagine je rencontre quelqu'un non mais imagine quelqu'un avec qui ça colle, via tinder, imagine ça marche et imagine moi quand je déménage en août ben BIM lui il veut qu'on emménage ensemble mais moi je voudrai pas oh mon dieu non j'ai trop de choses à faire, oh non mais imagine je parle à quelqu'un quelques jours par message et je m'emballe trop oh non imagine je vais à des rencards???? oh non mais je déteste les rencards oh non quelle horreur non.

Je sais pas trop d'où m'est venue cette envie de remettre cette appli, je pense que l'hiver en est à 90% responsable et les 10 autres % c'est la petitesse de cette ville qui me donne l'impression que j'ai fait le tour des potes de potes et que j'ai rencontré tous les gens à rencontrer. Ce qui est probablement très faux, mais faut dire que je choisis pas hyper bien les mecs qui passent dans mon lit (note à moi-même: cesser de coucher avec les colocs de mes potes).

Je fais la liste de tous mes projets sur le court et long terme, je les répète dans les conversations avec mes divers amis comme pour les transformer en choses plus réelles, j'ai trop peur de perdre mes projets de vue et je me rends compte que j'ai pas encore confiance en ma capacité de compartementaliser les choses, je pense que mon cerveau est toujours du genre à s'emballer à du mille à l'heure sur un mec pour le zapper tout aussi vite, et je pense qu'il le sera toujours, et je pense que la personne qui s'immiscera gracieusement dans mon équilibre n'est pas encore les parages. Et je pense et je pense et je pense et encore un peu et encore trop et encore.

J'suis pas prête. Je crois que je serai prête quand je ne me demanderai plus si je suis prête. Je serai prête quand je n'y penserai plus.


J'suis pas prête.


dimanche 9 décembre 2018

L'amour utile.

Il y a un an on fêtait l'anniversaire de Quentin.
Ce soir là les mecs m'ont fait comprendre que je faisais partie de la clique.
Et un an après, on prend les mêmes et on recommence.
Les gens déguisés qui fument dehors, les motivés au milieu de la piste, les groupes isolés qui discutent.
Le garçon qui a rendu mes hormones dingues en octobre à chaque fois que je le croisais était là aussi. Comme l'an dernier sauf que je l'avais à peine remarqué à l'époque, trop obnibulée par celui qui s'était installé dans mon cerveau. Mais hier soir, dès le début j'ai vu qu'il y avait quelque chose entre lui et une autre et le sentiment familier du soulagement est venu s'installer dans mes poumons.
J'aime mille fois plus ces soirées passées à juste vivre la fête qu'à un peu calculer ce qu'un regard croisé veut dire couplé à un sous-entendu. Je pense que j'ai enfin compris quoi faire de tout cet amour qui déborde de mes poches. J'en ai eu assez de le chercher dans les yeux de mecs dont l'attention me faisait me sentir vivante. Je crois que maintenant je me sens vivante tout le temps. Et que je mets de l'amour partout, mais pas dans l'attente de l'approbation de quelqu'un.
J'en mets dans mes rires dans la file pour les toilettes, dans mes poumons qui s'égosillent dans une battle improvisée sur oops i did it again de britney (avec ce mec dont au final je n'attendais plus rien), dans mes câlins un peu saouls, dans mes oreilles qui écoutent les histoires de vie de chacun.

J'en ai plein les poches j'en ai plein les poumons. Mais je ne me noie plus.



dimanche 2 décembre 2018

Thank u, next.

Il m'a dit qu'elle va quitter son mec pour lui. Il m'a demandé si j'étais fâchée.
J'ai dit que non. Et c'est vrai. Parce qu'en fait je suis soulagée. Je crois que je le sentais pas trop ce qui se passait entre nous. Et dans tout cet équilibre que je construis j'ai de la place pour plein de choses. Mais pas pour les choses inutilement compliquées. Ça bouffe la place du reste.