Le week-end m'a plu dessus, en bien.
Jeudi soir improvisé dans la maison d'enfance de mon meilleur ami avec sa famille, comme si j'avais une place attitrée à table, le gamin de son frère sur les genoux, ça tire les cartes à droite, ça lit une histoire au petit, ça rigole, ça se faufile entre deux chiens qui espèrent avoir une part de l'apero, ça rentre tard tard tard et ça doit se réveiller à 6h30 vendredi pour aller bosser sur un tournage avec les enfants du centre-d'accueil.
Vendredi froid froid fatigue rires avec le petit C. entre deux scènes, on fait des mots fléchés, il comprend pas trop le principe et crie des réponses qui ne sont jamais justes et on rit fort. Train retour je m'endors heureusement je descends au terminus, je repasse par la maison, rdv chez Quentin pour faire pré-soirée, j'me dis que peut-être qu'il sera là, j'espère que oui, j'espère que non. Il ne vient pas, le noyau dur est là, on dit des bêtises, on s'aime très fort, autant que le volume auquel on parle, les conversations volent dans tous les sens, un copain me dit qu'il lui a parlé de moi hier, j'ai envie quelque part entre le coeur et les poumons qu'il me veuille- et dans ce monde là moi jvoudrais pas de lui.
Mais c'est le cas inverse. Et tant pis. Et ça me passera.
Samedi matin pluie pluie pluie qui me réveille, tour en ville bredouille au magasin de musique, mais y'a un beau tag sur le mur là bas, y'a les dvd à 4€ au pêle-mêle et les conversations avec le vendeur du destock, la pluie sur les pavés le centre est si calme et moi jme sens bien, je rentre, pluie pluie pluie, je rentre jme change jme sape en blanc pour les 18 ans à thème de la fille d'une amie, ça ricane dans la salle des fêtes à l'autre bout de la ville, je danse avec une gamine qui a des airs de moi petite, son père me remercie pour le temps passé avec elle, moi je remercie l'univers pour tous ses tours de magie, jprends le 95 pluie pluie pluie j'arrive au restau rempli d'inconnus au chatelain avec ma pote qui clope devant, un verre de vin, pluie pluie pluie je rentre à la maison.
J'ai mis un réveil parce qu'on s'est promis un brunch avec des copines, mes cernes ont des cernes et ma joie a de la joie, pluie pluie pluie, j'suis en facetime avec ma maman quand je rentre dans les restau, un london fog et du granola sans gluten plus tard et je rejoins une pote dans la file d'attente interminable d'un vide-dressing qu'on finit par abandonner pour aller au café en face pour parler de relations et de voyants parce qu'on est des meufs comme ça en fait. Pluie pluie pluie sieste dans mon canapé cookies dans le four, ma meilleure amie arrive, on debrief le mois qu'elle vient de repasser à Bruxelles avant qu'elle ne reparte mardi.
Je suis extrêmement reconnaissante de tout ce qui se passe dans le joyeux déséquilibre. Les racines poussent et ne sont pas toujours stables mais elles sont là. Et il pleut.