dimanche 28 mars 2021

Un peu de vie, beaucoup de rire.

 Je crois que j'ai réussi à débloquer des choses. 

Adossée au comptoir de la cuisine de mon père, je lui ai dit que plus je grandis moins j'en ai quelque chose à foutre. Pas un manque d'empathie mais j'ai moins peur du regard des gens, et surtout du mien en fait parfois.  J'ai simplifié mes buts dans la vie et maintenant j'en ai un seul: être heureuse.


Alors oui c'est vaste et flou et vague et utopique mais justement, tout ce qui sera dans la définition de ce but va fluctuer avec moi, grandir, se resserrer, se déplacer, et je suis excitée de partir à l'aventure une fois deux fois mille fois, j'ai hâte de changer d'avis, de revenir sur mes décisions, des les prendre et reprendre trois fois, de me chuchoter des promesses, d'en tenir certaines, d'en oublier d'autres, pour m'en rappeler sous forme d'épiphanie dans ma douche six mois plus tard. Le but est vaste, les moyens sont multiples, j'en aurai une armée, parfois au repos, parfois en guerre et souvent en paix.


Ca va être vaste et flou et vague et beau. Et ça l'est déjà.

dimanche 21 mars 2021

Des échos flous

 C'est étrange de ne plus connaître quelqu'un, tout en restant en périphérie l'un.e de l'autre. Ex quelque chose, présentement rien, futur on ne sait quoi.

Je connaissais le surnom de son père, ce qui s'était passé avec ses ex, j'avais vu des photos d'enfance, et là j'entends que des échos qui résonnent tellement que je suis pas sûre de ce qu'ils disent.

Je sais où iel va vivre, par une personne chère qui nous est commune,  et je sais même pas à quoi ressemblent ses cheveux en ce moment. Je n'ai plus le privilège de lae connaître, et je respecte ça. Je regarde même pas ses réseaux sociaux. Iel veut pas de moi activement dans sa vie, j'ai pas à y être passivement, depuis une vitrine opaque. Iel est flou.e. J'ai plus accès à la version nette. 

Je sais pas pourquoi j'écris tout ça, j'écris si souvent sur l'amour romantique et son absence, mais là j'ai trouvé les mots sur ce que je ressens, et même si le désir romantique n'est plus là, je veux pas avoir sa version floue. Je veux la version nette, avec le son clair, sans décalage. Mais c'est comme ça. Et c'est pas grave.


Un jour j'aurai quelqu'un de net face à moi encore une fois. Et ce sera tout aussi beau.

dimanche 14 mars 2021

En coloc avec mon coeur.

Ca fait vingt huit ans que je cohabite avec mon coeur dans le même corps.

Je crois que je commence à bien le connaître, à anticiper ses réactions, à en rire des fois, et souvent encore je serre les dents.

Parce que là il fait tellement bien son affaire qu'il me donne envie de romance.  Mais je le connais ce petit, et dans quelques battements il voudra courir les rues droit vers le soleil sans aucune envie romantique.

Alors au lieu d'essayer de le (re)tenir, je vais le laisser faire sa vie. On va voir comment ça se passe.

dimanche 7 mars 2021

Des petits soleils

Je crois que j'ai jamais été aussi excitée de ma vie à la vue et à la sensation des signaux du printemps qui approche.


Y'a des petits morceaux de soleil dans mon quotidien, j'ai l'impression que je les avale et que le soleil en moi se reforme. Je crois qu'il était un peu éteint, pour plein de raisons à la fois. Je crois que maintenant je sais mieux comment le rallumer.




dimanche 28 février 2021

Le futur du futur.

 Avant je pensais tout le temps au futur. Quand j'attendais le bus. Quand j'étais en cours. Quand je marchais. Parce que le présent me plaisait pas. C'était un futur scénarisé. 

Puis avec les années j'ai vécu au présent. Et j'avais plus hâte d'être dans tel scénario, j'avais hâte d'être maintenant. 

Sauf que maintenant est coincé depuis mars passé, et à part quelques parenthèses je n'ai plus hâte d'être maintenant. J'ai hâte d'être dans un autre scénario, à la date totalement théorique. Ca fait un an que j'arrive pas à écrire en longueur sur quoi que ce soit à part la peine de coeur annuelle.


Je veux le printemps dans l'air et sur ma peau et je veux l'été et son sel et je veux un automne qui enveloppe et un hiver qui apaise mais putain c'est quand c'est quand c'est quand.

dimanche 21 février 2021

Le faux printemps.

 Le week-end était jaune. Je voyais même pas devant moi dans la rue tant le soleil brillait.

Je voyais des visages découverts, des sourires, des regards inconnus au détour des rues dans lesquelles je me baladais.

Mais il manque quelque chose, il manque trop, il manque du futur proche.

Alors je collectionne les petits moments de printemps, des moments de vie simples. En attendant le vrai printemps. Où les imprévus redémarreront. Et où il y aura beaucoup de sourires.

dimanche 7 février 2021

La fausse fin de l'hiver.






Depuis quelques années je survis à l'hiver en me leurrant avec des dates clé. La dernière c'est mon anniversaire et en un clin d'oeil c'est le printemps.


J'ai passé la journée de mon anniversaire entourée de cris d'enfants encore plus joyeux que d'habitude et la soirée du lendemain entourée d'une poignée de gens que j'aime dans un skate park aux néons blanchâtres.

28 ans et très loin de ce que je m'étais imaginée adolescente, mais la réalité est bien plus belle au fond. En une même journée la semaine passée j'ai passé une heure au téléphone pour parler de mon assurance et de mon épargne pension, puis j'ai fait du skate pendant deux heures. Grandir c'est un équilibre.

Je porte pas de talons, je vis pas dans un duplex, j'ai pas de chat ni de partenaire mais j'ai des ami.e.s qui me font des surprises (et qui finissent par me les révéler), et le coeur plein d'amour.

On a beau toujours être en pandémie, je vois malgré la neige qui tombe le printemps qui me fait signe au loin. Ma torpeur hivernale fait doucement sortir son brouillard de mon cerveau, le chagrin d'amour ne me lance plus des couteaux quand quelqu'un prononce son prénom, et grandir me fait de moins en moins peur.